Ce que je crois devient ma réalité! – La femme qui voulait être heureuse – Je le pense donc je le suis!

J’ai lu cette semaine le roman « L’homme qui voulait être heureux«  de Laurent Gounelle, publié en 2008 et devenu best-seller mondial, traduit en 25 langues et n°1 des ventes en France.

L’histoire est celle d’un professeur qui part en vacances à Bali. Il entend parler d’un guérisseur connu et décide de le rencontrer, par simple curiosité. Le professeur est surpris lorsque le guérisseur pose son diagnostic: vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Ce vieil homme sage va alors l’entrainer dans la découverte de soi et va ébranler toute la vie de ce personnage ainsi que ses convictions. Cela dans le but de vivre une vie à la hauteur de ses rêves.

Ce livre est facile à lire. Je ne suis pas fan de romans, mais ici il y a ces notions philosophiques sur la vie, imagées par des exemples concrets, ce qui en motive la lecture. Le personnage principal est curieux et sa curiosité est contagieuse. Pour les personnes s’intéressant aux questionnements sur la vie, les choix, les croyances, etc, ce livre ne leur apprendra pas grand chose de nouveau. Cependant, par les exemples, cela agit telle une piqure de rappel, toujours bonne à prendre. Pour les novices dans ces questionnements, c’est un très bon roman de départ!

Je reprends ci-dessous les éléments que je trouve pertinents à retenir du livre.

Les croyances limitantes

Ce que l’on croit peut devenir réalité.
Comment se détacher de ses croyances limitantes pour débloquer une vision du succès et réaliser ses rêves ?

Nos croyances limitantes sont multiples et parfois tellement ancrées en nous qu’on ne fait qu’un avec elles. Il peut être très difficile de s’en détacher, puisque c’est une part de nous que l’on doit re-configurer si je puis dire.
Par exemple, dans le livre, le personnage pense ne pas plaire aux femmes car il est trop maigre. Le sage lui explique alors que le problème n’est pas son physique, mais ce qu’il croit que les femmes perçoivent de lui. Il lui explique également que les autres nous voient comme nous nous voyons nous-mêmes. La plupart des gens ont des petits défauts sur lesquels ils se focalisent et finissent par se persuader que c’est un problème. Lorsqu’ils rencontrent quelqu’un, ils sont alors convaincus qu’ils ne pourront pas plaire à cause de cela. Et ils auront raison puisque si on se perçoit moche, pas sympa, ennuyeux, etc, c’est ce que les gens percevront de nous également! On fait transparaître l’image que l’on a de nous-même, cette image que les gens verront de nous. Quand on croit quelque chose sur soi, que cela soit positif ou négatif, on se comporte d’une manière qui le reflète.

On a parfois peur de perdre nos illusions. On est très attaché à ce que l’on croit. On ne cherche pas toujours la vérité, mais une certaine forme d’équilibre. On se bâtit un monde sur base de nos croyances. On se rassure et on s’accroche inconsciemment à ces croyances. Et ce que l’on croit devient notre réalité.

Autre exemple, si l’on croit que le monde est dangereux, on relèvera tout ce qui nous confirmera cette croyance. Si l’on croit que telle personne est une personne intelligente, on verra tous des faits nous le prouvant, etc.

Anecdote de l’effet placebo: le personnage doit faire une recherche sur l’effet Placebo. Il découvre une étude montrant que l’on avait administré à des malades un placebo présenté comme de la chimiothérapie et que 33% des patients avaient perdu leurs cheveux, sachant que cela était l’un des effets secondaires.

Pour conclure, nous avons tous développé des croyances sur tout: sur nous, sur les autres, sur nos relations aux autres, sur le monde qui nous entoure et sur à peu près tout. Ces croyances dirigent notre vie.

Qu’est-ce qu’une vie réussie?

« Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose que nous-mêmes et d’apporter quelque chose à l’humanité, même très humblement, même si c’est infime. Une petite plume d’oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres.« 

« Ecrivez votre vision de la vie idéale et tout ce qui vous empêche de réaliser votre rêve de vie heureuse. »

Le sage lui demande ensuite comment il sait que cette vie le rendrait heureux. Il lui demande ensuite la raison pour laquelle cette vie n’est pas la sienne actuellement. Qu’est-ce qui a pu faire que son chemin soit différent de celui qu’il aurait aimé suivre?
L’homme répond alors qu’il n’est pas très chanceux. Le sage lui répond que chacun rencontre un grand nombre d’opportunités, mais que certains savent les saisir et d’autres pas (certains car ils ne les voient même pas).
La seconde raison est qu’il a peur d’échouer et de ne pas en être capable. Le sage lui explique donc que derrière chaque peur, il y a une question qui n’a pas encore obtenu de réponse. Donc, il faut « démystifier » le projet, lister ce que l’on a à faire pour le réaliser et éventuellement acquérir les compétences qu’il nous manque encore pour y parvenir.

La peur de demander de l’aider

« La vie c’est s’ouvrir aux autres, pas se refermer sur soi. Tout ce qui permet de se connecter aux autres est positif.« 

L’homme doit acquérir certaines compétences, mais il a peur de demander de l’aide à son directeur. Il pense que ce dernier va lui dire non, que ça l’embêtera. Il a donc peur de le lui demander, car il ne veut pas courir le risque de se faire rembarrer.
Le sage explique alors que l’homme fait un amalgame entre le rejet d’une demande et le rejet d’une personne. Ce n’est pas car on décline une requête de notre part, que l’on ne nous aime pas ou que l’on ne nous considère pas… En outre, il n’en sait rien s’il se fera rembarrer. Il ne doit pas supposer de ce que dira son directeur, il n’en sait rien.

Le sage donne également un devoir à son élève. Ce dernier doit demander des choses aux gens et s’entendre dire « non ». Il s’avère que la tâche est difficile, car en réalité les gens disent rarement simplement non. Ils essaient de nous aider d’une façon ou d’une autre, ou de nous renseigner quelqu’un qui pourra nous aider, ou nous aider partiellement comme ils le peuvent, etc.

Le rapport aux autres: arrêter d’imaginer ce que pensent les autres, faire les choses en son âme et conscience afin d’être serein.

Les choix

« Si on ne renonce à rien, on s’abstient de choisir. Et quand on s’abstient de choisir, on s’abstient de vivre la vie que l’on voudrait.« 

Par exemple, l’homme veut ouvrir son studio de photographie. Mais, il a peur d’échouer. Le sage donne alors l’exemple des bébés qui tombent et se relèvent encore et encore jusqu’à réussir à marcher. Ensuite, l’homme mentionne qu’il n’a ni le temps ni l’argent de suivre une formation. En effet, les congés c’est sacré pour lui, et il a besoin d’argent pour ses vacances. Le sage explique alors qu’il y a des circonstances où l’on est amené à faire des choix, donc à renoncer à des choses auxquelles on tient, pour aller vers ce que l’on a le plus à coeur. On ne peut réaliser le rêve de sa vie si on n’est pas prêt à faire des efforts et éventuellement certains sacrifices.

Un autre point concernant son choix de vie idéale est la peur de l’opinion d’autrui, notamment de sa famille. Le sage explique qu’ils ont le droit d’avoir leur opinion et que lui a le droit de mener sa vie comme il l’entend. De plus, il lui demande s’il pense que sa famille préfèrerait qu’il soit malheureux dans son job actuel ou épanoui dans son nouveau job.
Il dit: « Si on aime les gens seulement quand ils se comportent conformément à nos idéaux, ce n’est pas de l’amour… C’est pour cela que je crois que vous n’avez rien à craindre de la part de ceux qui vous aiment. Même au sein d’une famille aimante, chacun doit vivre sa vie. C’est bien de prendre en considération les effets de ce que l’on fait sur les autres afin de ne pas leur nuire, en revanche, on ne peut pas toujours tenir compte de leurs souhaits, et encore moins de la façon dont ils vont apprécier vos actions. Chacun est responsable de sa propre appréciation. Vous n’êtes pas responsable des opinions d’autrui. »
Concernant les gens qui nous découragent dans nos projets, ou relèvent constamment les « dangers » ou les inconvénients, il font s’en éloigner ou simplement cesser de leur en parler. Il faut s’entourer d’une ou deux personnes qui croient en nous car cela a un impact très positif sur notre motivation et notre persévérance.
Le sage dit: « Quand on se lance dans un projet qui représente un certain enjeu, (…) on passe forcément par des hauts et des bas. On y croit, on en a envie, et puis, d’un seul coup, on a des doutes et on n’y croit plus, on ne se sent plus capable, on a peur du changement, de l’inconnu. Si l’on est seul dans ces moments-là, il y a de fortes chances que l’on renonce, que l’on abandonne. S’il y a dans votre entourage une personne qui croit en vous, qui croit en votre capacité de réussir votre projet et vous le fait sentir quand vous la voyez, cela balayera vos doutes, et vos peurs s’effaceront comme par magie. La confiance en vous que cette personne vous témoignera sera contagieuse. Elle vous insufflera la force de réussir et vous donnera l’énergie de déplacer des montagnes. On est quinze fois plus fort quand on n’est plus seul avec son projet. Mais comprenez-moi bien: il n’est pas nécessaire que cette personne vous aide ou vous donne des conseils. Non, ce qui compte avant tout, c’est juste qu’elle croie en vous. » Je dédie ce paragraphe à une personne qui est chère à mon coeur et qui se reconnaitra. Je crois en elle.
Ce soutien peut être une personne présente ou disparue, ou une bonne étoile ou la foie.

On a toujours le choix. Le choix, c’est la liberté. On ne peut pas être heureux si l’on se voit victime des événements ou des autres. Il est important de comprendre que c’est toujours vous qui décidez de votre vie, quelle qu’elle soit. Même si vous êtes les dernier des subalternes sur votre lieu de travail, c’est vous qui êtes le directeur de votre vie. C’est vous qui êtes aux commandes. Vous êtes le maître de votre destin.

Surmonter, affronter les difficultés et assumer nos véritables choix.

L’argent

L’homme explique qu’une partie de lui a envie de gagner de l’argent, tandis que l’autre partie n’en veut pas et trouve l’argent sale.
Le sage explique qu’en effet l’argent procure certaines libertés et apporte un certain confort. Cela ne rend pas heureux en soi, mais un manque de ces points par contre trouble le bonheur. Le problème est le désir sans fin de choses que dès que l’on les acquiert, on en veut d’autres. « Quel que soit le niveau matériel auquel on aspire, on désire plus dès qu’on l’atteint. »
Pour ce qui est du côté négatif, l’homme mentionne que désormais tout semble tourner autour de l’argent, qu’il n’y a plus que ça qui compte. Le sage explique que ce qui importe est d’une part comment on gagne de notre argent et d’autre part comment on le dépense. Le sage dit: « L’argent est sain s’il provient de la mise en oeuvre de nos compétences, en donnant le meilleur de nous-mêmes. Il procure alors une réelle satisfaction à celui qui le gagne. Mais s’il est obtenu en abusant les autres, (…) alors cela génère ce que l’on pourrait appeler symboliquement une énergie négative (…)qui tire tout le monde vers le bas, pollue les esprits et, au final, rend malheureux le spolié comme le spoliateur. (…) Tandis que celui qui gagne de l’argent en donnant le meilleur de lui-même et en respectant les autres peut s’enrichir en s’épanouissant. (…) Si on utilise l’argent gagné pour donner à d’autres la possibilité d’exprimer leurs talents, leurs compétences, en faisant appel à leurs services, alors l’argent produit une énergie positive. A l’inverse, si l’on se contente d’accumuler des biens matériels, alors la vie se vide de son sens. »

Pour certains d’entre nous, il faut que l’on parvienne à gagner de l’argent pour ensuite pouvoir s’en détacher. « Dans la philosophie hindouiste, gagner de l’argent est un objectif valable, et cela correspond à l’une des phases de l’existence. Il faut juste éviter de s’y enliser, et savoir ensuite évoluer vers autre chose pour réussir sa vie.« 

Nous sommes ce que nous pensons. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. Bouddha

Avez-vous lu ce livre? Qu’en avez-vous pensé? Qu’en retenez-vous? Merci pour vos commentaires 🙂
Cela serait également très gentil d’aimer cet article si vous l’avez aimé 🙂 Cela m’encourage à continuer d’écrire pour tous.

Sources:

L’homme qui voulait être heureux par Laurent Gounelle, aux éditions Anne Carrière, Paris, 2008.

Les passages entre  »  » sont extraits tels quels du livre.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Pascaline Breuls dit :

    Très bel article plein de sagesse 🙂

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    1. Camille dit :

      Merci Pasca! 🙂

      J'aime

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