Faire de son mieux! Au lieu de vouloir être parfaite

Faut-il vraiment toujours être irréprochable? Pourquoi se met-on autant la pression pour faire les choses parfaitement?

Point d’équilibre = faire de son mieux

Nous sommes toutes concernées, on met de la pression sur les autres, en exigeant d’eux qu’ils fassent tout nickel: le compagnon, les enfants, les collègues, les parents, le patron, etc
Cependant, entre nickel et ça ne va pas, il y a un monde de différence! Entre la perfection et le ça ne va pas du tout, il y a d’autres stades, il y a un juste milieu. Je pense que ce « parfait » (hihi) point d’équilibre entre ces extrêmes est « faire de son mieux ».

Perfection = pression

On se met tout le temps la pression à vouloir tout faire à la perfection, et moi la première avec ce blog ou dans mon job (je suis architecte) où je veux pouvoir tout gérer parfaitement: de la relation client afin qu’ils sont entièrement satisfaits, au budget qui ne doit pas augmenter, au chantier qui ne doit pas prendre de retard, etc. Il faut que je fasse tout nickel sinon on va me tomber dessus, parce que sinon on va me critiquer. En effet, les clients ne nous recommanderont pas, ma boss va penser que je ne suis pas à la hauteur de mon travail, les entrepreneurs vont penser que je suis incompétente, etc.
En dehors du boulot, de manière générale c’est comme cela pour beaucoup de choses. On subit une pression de l’entourage, par exemple parce qu’on ne suit pas le droit chemin, parce qu’on n’a pas d’enfants, des choses comme ça.

Se mettre la pression

Ce qu’il faut réaliser, c’est que cette pression, ce ne sont pas les autres ou notre famille ou la société qui en sont responsables, c’est nous et nous seul qui acceptons de nous mettre la pression et de la ressentir. On est à 100% responsable de nos émotions. C’est nous qui acceptons de subir et ressentir de la pression.
En effet, les autres expriment leurs valeurs, ils sont responsables de ce qu’ils disent et de ce qu’ils font, pas de ce que l’on ressent.
Par exemple, quand une femme ressent de la pression de sa famille car elle n’a pas d’enfants, c’est elle qui accepte de ressentir de la pression. Alors en effet ce ressenti vient du fait qu’ils ont des paroles et des actes qui font qu’on ressent de la pression. Quand on se rend compte de ce que l’on ressent à ce moment là, on arrive à changer la donne, la plupart du temps. Si on n’y arrive pas, on tombe dans un schéma où, ce qu’on fait de « moins bien », on ne le montre pas, on ne le dit pas, pour montrer une version améliorée de nous même.

Quelle est l’origine de cette pression?

Quand on ressent de la pression c’est car cela vient soit toucher une vérité en nous, une petite voie en notre fort intérieur nous dit que c’est un petit peu vrai. Ou bien cela touche une insécurité, une peur, une croyance : si on nous dit cela, du mal de nous, etc, cela veut dire qu’on risque d’être rejeté, d’être abandonné, on risque d’être mal aimé.
Certaines personnes ne ressentent pas de pression, tout leur glisse dessus, et ils ne font pas semblant, mais cela ne les touche pas. Ils ne subissent aucune pression même si ce sont des choses mal et que l’on leur dit. Ils font le choix de ne pas se laisser atteindre par cette pression. Ils tiennent donc un tout autre discours à eux même. Ils pensent « Je ne ressens pas de pression et je continuerai à le faire « .
Si on ressent beaucoup de pression de la part des autres c’est car soi-même on se met beaucoup de pression. On a un côté bourreau envers soi-même, on n’accepte pas de ne pas être parfait, nickel, on n’accepte pas d’avoir de l’humanité, des erreurs, faiblesses, défauts.
Il y a des choses qu’on assume, d’autres pas et celles qu’on accepte pas et alors on se met la pression. On n’a peur car on ne peut pas contrôler ce que les autres vont penser de nous.
Dès lors, on essaie de contrôler en montrant ce que l’on veut: si on montre tout et qu’on reçoit des critiques, on se dit ok je n’en parle plus, je ne le montre plus. Mais est-ce que notre valeur change en fonction de ce que l’on montre de nous? (je vous renvois vers l’article 3 conseils pour ne plus avoir peur de dire que vous ne voulez pas d’enfants).

Faire de son mieux pour lutter contre la pression

Il y a des choses pour lesquelles on ne ressent pas du tout de pression. C’est quand on comprend le point de vue de l’autre, ses valeurs, ses inquiétudes, mais que soi, on ne ressent aucune pression car on sait qu’ils nous aimeront toujours et que l’on sait que l’on fait ce qui est juste pour soi. En effet, cela ne vient alors toucher aucune insécurité en nous, aucune vérité. Lorsqu’on est persuadée que c’était le meilleur choix à faire pour nous, on est en paix, et donc pas affectée par le reste. Par exemple, pour le fait de ne pas désirer avoir d’enfants, et prendre la décision de ne pas en avoir, lorsque des gens tiennent des propos tels que  » Tu loupes quelque chose, tu passes à côté dans ta vie », je ne ressens pas de pression par rapport à ça. Pourquoi? Car je ne ressens aucune insécurité. Ce n’est pas parce qu’on a des enfants que notre valeur augmente, ce n’est pas car on n’en a pas que l’on a une autre valeur. Avoir des enfants ou pas, être maman ou pas, ne définit rien à propos de nous. Je suis parfaitement au clair la dessus, je n’ai pas peur d’être rejetée car je n’ai pas d’enfants, je n’ai pas peur d’être moins aimée ou d’être mise à part. Comme cela ne touche aucune insécurité ou vérité, je ne ressens pas de pression. Cela pourrait changer, mais aujourd’hui je fais de mon mieux et je pense que cela est le mieux pour moi.Quand on est convaincu que c’est ce qu’il y a de bon à faire pour soi, les choses nous glissent dessus, et donc on ne ressent pas de pression. D’autres choses ne glissent pas car elles touchent des cordes sensibles à l’intérieur de soi, des croyances et des peurs et remettent en question ce que l’on pense à propos de soi. C’est un très bon exercice d’introspection quand on ressent de la pression, de regarder en nous et chercher ce que cela vient toucher, qu’est ce que cela signifie à propos de nous. Si on n’a pas d’enfants, si on n’a pas eu une augmentation au travail, en général cela ne signifie rien aux yeux des autres, mais cela signifie quelque chose pour nous à propos de nous-même.

Faire de son mieux, avec les outils que l’on a à un moment donné.


Dès lors, la pression apparaît quand on n’arrive pas à se dire qu’on fait de son mieux. Quand on est capable de se dire qu’on fait de son mieux, on arrive à développer des choses, de la bienveillance avec soi-même, de l’indulgence, de l’amour propre et de l’amour inconditionnel. Chaque être humain fait du mieux qu’il peut, avec les outils qu’il a, à un moment donné. Même dans un moment où on a été cruel ou injuste, on a fait du mieux qu’on pouvait à ce moment la.
Il faut d’abord se regarder soi. Et par rapport aux autres, adaptons notre discours : chaque personne fait du mieux qu’elle peut avec les outils qu’elle a à ce moment-là. Elle aurait peut-être pu mieux faire, mais mieux selon nous, pas mieux avec les outils qu’elle avait à ce moment là.
C’est pareil pour nous pour les choses qu’on n’arrive pas à se pardonner ou qu’on a mal fait ou qu’on ne parvient pas à bien faire: on a fait du mieux que l’on pouvait à ce moment là. Ce qui compte ce n’est pas de faire que le bien ou de tout faire à la perfection, ce qui compte c’est de faire de notre mieux chaque jour qui passe. Par exemple, je me considère minimaliste, je réduis mes déchets, je ne contribue plus à la fast fashion; et si je voulais être parfaite je ne devrais même pas exister car juste le fait d’avoir un ordinateur, une adresse email cela pollue énormément. Je ne suis pas parfait, je ne fais pas les choses à la perfection, je pollue. Et fais de mon mieux.

Aider les autres à faire de leur mieux


Poussons les gens à faire de leur mieux au lieu de leur demander d’être parfait. Bannissons les discours enragés tels que « tu dis ça, mais tu fais ça donc tu racontes n’importe quoi, t’es pas crédible ». Par exemple j’ai un couple d’amis qui était zéro déchets et puis qui a eu deux enfants. Ils disent s’arrêter à deux enfants car en effet cela pollue et ils veulent tenir compte de l’environnement. Pour l’environnement, un seul enfant c’était déjà de trop. Sauf que l’on n’a pas à être parfait, déjà leur existence était de trop alors. Donc des gens vont dire « ils disent qu’ils sont zéro déchets mais ils font des enfants ». Cela n’incite pas à faire de son mieux, c’est décourageant. Le meilleur moyen de faire bouger les choses c’est de donner envie aux autres de faire de leur mieux. Ils peuvent être responsables, indulgents, bienveillants, prendre la responsabilisé de nos émotions et de nos actes, qu’on est conscient de la nature de nos actes, ce qui se passe, qu’on se sent concerné et qu’en plus de ça on est bienveillant , c’est qu’on est en train de faire de notre mieux.

Etre bienveillant


Certains jours sont difficiles, on peut être fatiguée, et pourtant même ces jours là on fait de notre mieux, on donne ce qu’on peut, et c’est ok de ne pas être parfaite. Développons de la bienveillance avec soi-même, laissons-nous de l’air. Ne nous imposons pas d’être à 100% dans tout ce qu’on fait dès le départ. On commence, petit à petit, on fait de notre mieux, on progresse. Ne nous reprochons pas ce qui n’est pas encore parfait. L’important c’est de s’y mettre et d’essayer.
Changeons les mentalités: au lieu de critiquer ceux qui ne font pas les choses à la perfection, donnons-leur l’envie de faire de leur mieux, et ça changera le monde. Commençons par soi-même, ensuite on pourra aider d’autres personnes. Pointer les incohérences, ça n’aide pas, ça n’est pas encourageant et ça ne permet pas de s’améliorer. Pareil dans le boulot, au lieu d’accuser les autres ou soi-même, partons du principe que l’on fait de notre mieux, avec les outils que l’on a à ce moment là et les autres font du mieux qu’ils peuvent avec les outils qu’ils ont. Faire cela permet de développer une compassion envers ou et envers les autres, qui est absolument magnifique. Très bel outil d’amour propre. Cela permet de se pardonner soi et les autres, même quand les autres ne font pas les choses à la perfection selon nous, car tous un système de valeurs différent.
Si une personne à la connaissance, le savoir et la conscience, et qu’on a l’impression qu’elle ne fait pas de son mieux, c’est peut-être qu’elle n’a pas encore cette bienveillance avec elle-même ou qu’elle ne se responsabilise pas encore par rapport à ses émotions, c’est pas encore dans ses outils.
On n’est jamais coupable, toujours responsable; assumons nos actes, nos choix, nos parts les plus sombres et réussissons à nous pardonner, à nous accepter entièrement.

En conclusion

Diffusons une dose de bienveillance! On fait tous de notre mieux chaque jour et c’est ce qui compte. On fait de notre mieux aujourd’hui et notre mieux de demain sera différent et c’est sain. Notre mieux peut évoluer vers le haut ou le bas, ce n’est pas moins bien, ça change. On est le seul à pouvoir en juger, on doit se laisser tranquille par rapport à ça. Faire de notre mieux n’empêche pas d’avoir des objectifs, cela n’empêche pas de vouloir progresser. Mais on arrête de vouloir être parfait, on évolue ainsi beaucoup plus, on se rapproche de nos objectifs, sauf qu’on s’enlève toute cette pression et que l’on est bienveillant envers soi-même. On fait tous du mieux que l’on peut.

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